Transferts d’argent au Congo : les opérateurs illégaux face à la nouvelle loi de finances 2026

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Depuis le début de l’année 2026, la loi de finances a introduit de nouvelles dispositions concernant les transferts de fonds en République du Congo. L’Autorité de régulation des transferts de fonds (ARTF), dirigée par Basile Jean Claude Bazebi, multiplie les rencontres avec les acteurs du secteur pour assurer une mise en conformité. Ce 15 juin, un dialogue a été initié avec quelques chefs de mission des opérateurs illégaux, en partenariat avec le Conseil supérieur islamique du Congo (CSIC), une institution influente dans la communauté musulmane.

L’ARTF entend ainsi lutter contre les circuits informels qui échappent à tout contrôle et privent l’État de recettes fiscales importantes. Les transferts de fonds, souvent utilisés par la diaspora et les commerçants, représentent un volume financier conséquent au Congo. La loi de finances 2026 impose désormais un cadre légal strict : tout opérateur doit être agréé, tenir une comptabilité transparente et s’acquitter des taxes afférentes.

Lors de cette rencontre, Basile Jean Claude Bazebi a rappelé que l’objectif n’est pas de pénaliser mais d’accompagner les acteurs vers la régularisation. « Nous voulons assainir le secteur pour protéger les consommateurs et garantir la stabilité financière », a-t-il déclaré. Le CSIC, par la voix de son président, a insisté sur la nécessité pour les opérateurs musulmans de respecter les lois du pays, en accord avec les principes de justice et de transparence prônés par l’Islam.

Les discussions se poursuivent et l’ARTF prévoit d’étendre ces concertations à l’ensemble des opérateurs illégaux d’ici la fin du mois. Les récalcitrants s’exposent à des sanctions, allant de lourdes amendes à la fermeture de leurs activités.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du secteur financier congolais, avec la volonté de digitaliser les transactions et de renforcer la traçabilité des flux monétaires.

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