Brazzaville a accueilli, du 29 juin au 1er juillet 2026, un atelier de formation dédié à la création et à la gestion d’un service d’archives en entreprise. Animée par M. Christian Louzolo Nsembani, archiviste consultant en gouvernance documentaire, cette session a permis aux participants de découvrir les outils et méthodes indispensables pour une conservation optimale des documents.
L’objectif était double : sensibiliser les autorités publiques et les chefs d’entreprise à la valeur du métier d’archiviste, et outiller les apprenants pour qu’ils puissent mettre en place une politique d’archivage efficace, même face à d’éventuelles réticences internes. « Les stagiaires repartent avec des compétences pour recruter les bons profils et évaluer une masse documentaire », a souligné le formateur.
Au cours de l’atelier, les participants ont été initiés à la classification des archives en trois catégories : les archives actives (ou de premier âge), conservées chez les producteurs ; les archives de deuxième âge, qui sont versées dans un service dédié après traitement ; et les archives de troisième âge, constituées des documents définitifs destinés à la recherche et à la conservation patrimoniale.
Mme Dorise Ntsiba, secrétaire générale du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa), a rappelé que le rôle de l’archiviste ne se limite pas à la collecte et au classement. « C’est aussi un acteur clé qui met en œuvre la politique de conservation et garantit la traçabilité des documents, qu’il s’agisse de procès-verbaux, de notes internes ou de contrats juridiques », a-t-elle déclaré.
Grâce à cette formation, les apprenants sont désormais en mesure de valoriser leur expertise et de proposer des services d’archives structurés dans les entreprises publiques et privées, renforçant ainsi la compétitivité et la conformité administrative au Congo.
