Le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective du Congo, Ludovic Ngatsé, a porté la voix du continent aux 26es Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Devant un public international, il a plaidé pour une rupture avec le modèle économique fondé sur l’exportation brute des ressources naturelles et pour une Afrique capable de transformer ses richesses sur son sol.
«L’avenir du continent repose avant tout sur sa capacité à mobiliser ses propres ressources financières, valoriser ses richesses naturelles, former sa jeunesse et renforcer les partenariats entre États, secteur privé et institutions financières africaines », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une nouvelle architecture financière adaptée aux réalités africaines. La transformation locale des matières premières, a-t-il souligné, est le principal levier pour créer de la valeur ajoutée, développer l’industrie, générer des emplois et élargir l’assiette fiscale. Cette stratégie permettra également au continent de tirer pleinement profit de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et d’accélérer son intégration économique.
Le ministre a aussi rappelé les réformes engagées par le Congo – digitalisation des administrations, optimisation des dépenses publiques, modernisation du climat des affaires – pour attirer les investisseurs. Il s’est félicité du bilan positif des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, tenues en mai à Brazzaville, qui ont lancé une nouvelle stratégie africaine de financement du développement, basée sur la mobilisation de l’épargne intérieure et des mécanismes innovants.
Face aux participants venus de 55 pays, Ludovic Ngatsé a appelé la communauté internationale à revoir sa perception de l’Afrique : « L’Afrique ne peut plus être réduite à ses difficultés. Elle affiche aujourd’hui des perspectives de croissance supérieures à la moyenne mondiale, dispose d’immenses richesses naturelles, d’un potentiel énergétique considérable et d’une jeunesse appelée à devenir l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale. » Un message d’espoir et de responsabilité pour le continent.
