L’un des acteurs clés du processus électoral en République du Congo, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), a constaté qu’il n’a pas pu remplir correctement sa mission de réguler la couverture médiatique de l’élection présidentielle, faute de moyens financiers ou de leur affectation tardive.
Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a organisé, le 10 août à Brazzaville, une conférence de presse pour dresser le bilan de la couverture médiatique de l’élection présidentielle de mars 2016. Selon les informations rapportées par Les Dépêches de Brazzaville, le CSLC a déploré le fait qu’il n’a pas pu remplir correctement sa mission de régulation de la couverture médiatique de cette élection, faute de moyens financiers ou de leur affectation tardive.
Le CSLC a rappelé que le cadre juridique de la régulation de la couverture médiatique des élections est fixé par l’ordonnance n°11/2015 du 19 octobre 2015 portant code électoral en République du Congo, et le décret n°2015-346 du 28 octobre 2015 fixant les modalités d’application de ce code. Ces textes prévoient notamment que le CSLC doit veiller au respect de l’équité et de l’équilibre dans le traitement de l’information par les médias audiovisuels publics et privés, ainsi qu’à la transparence et à la sincérité du scrutin.
Toutefois, le CSLC a souligné qu’il a rencontré de nombreuses difficultés dans l’exercice de ses prérogatives, notamment en raison du manque de moyens financiers. En effet, le CSLC n’a pas reçu la subvention spécifique qui lui avait été promise par le gouvernement pour lui permettre de mener à bien sa mission de régulation de la couverture médiatique des élections. Cette subvention n’a été allouée que tardivement, ce qui a considérablement entravé le travail du CSLC.
Le CSLC a donc décidé de solliciter une subvention financière spécifique pour les prochaines élections, afin de pouvoir remplir correctement sa mission de régulation de la couverture médiatique. Cette demande a été formulée auprès des autorités compétentes, et le CSLC espère que sa requête sera entendue et satisfaite dans les meilleurs délais.
En conclusion, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a dressé un bilan mitigé de la couverture médiatique de l’élection présidentielle de mars 2016 en République du Congo. Si certaines avancées ont été constatées, notamment en termes de pluralisme de l’information, le CSLC a également souligné les difficultés rencontrées dans l’exercice de ses prérogatives, en raison du manque de moyens financiers. Le CSLC espère donc que sa demande de subvention spécifique pour les prochaines élections sera satisfaite, afin de pouvoir remplir correctement sa mission de régulation de la couverture médiatique.







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