La capitale congolaise vibre au rythme de l’artisanat depuis le 31 juillet, avec l’ouverture de l’exposition-vente « Made in Congo » organisée par le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea). Installée à Brazzaville, cette manifestation réunit jusqu’au 3 août les travaux de centaines de jeunes artisans fraîchement diplômés du métier du perlage, offrant une vitrine éclatante à la créativité locale.
Au cours de l’inauguration, le ministre de l’Emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation qualifiante, M. Rodrigue Charles Malanda Samba, a souligné l’importance de ce genre d’initiatives pour insérer les jeunes dans le tissu économique. « Cette exposition-vente est une opportunité concrète de présenter leurs créations, de décrocher leurs premiers clients, de tisser des partenariats et de prendre pied sur le marché », a-t-il déclaré, tout en rappelant que les bénéficiaires ont reçu une formation complète allant des techniques de perlage à la gestion d’entreprise, en passant par le calcul des coûts, le marketing et la commercialisation.
Parmi les pièces exposées : bijoux, sacs, accessoires de mode et objets de décoration, tous entièrement réalisés à la main avec des perles minutieusement travaillées. Le résultat illustre le potentiel d’un secteur qui ne demande qu’à se structurer pour devenir un véritable moteur d’emplois et de revenus.
Le directeur général du Fonea, M. Patrick Robert Ntsibat, a précisé que cette exposition marque l’aboutissement d’un programme de formation qui a touché près de 1 500 jeunes à Brazzaville et à Pointe-Noire. Avec 1 391 diplômés et un taux de réussite dépassant 92 %, le bilan est encourageant. Il a également mis en avant le caractère inclusif de cette formation, qui a intégré des personnes vivant avec un handicap, traduisant la volonté de garantir un accès équitable à la qualification professionnelle pour tous.
L’événement se pose ainsi en levier du « Made in Congo », cet élan visant à consommer local et à soutenir les talents nationaux. Le ministre Malanda Samba a d’ailleurs lancé un appel aux administrations, aux entreprises et aux citoyens afin qu’ils privilégient l’achat de ces produits artisanaux, un geste simple mais puissant pour stimuler l’économie nationale et faire reculer le chômage des jeunes.
Au-delà de la simple vente, cette exposition-vente permet aux jeunes créateurs d’entrer en contact avec des partenaires potentiels et de mieux comprendre les attentes du marché. Elle illustre également la pertinence d’une politique de formation qualifiante qui allie savoir-faire technique et compétences entrepreneuriales.
Alors que la clôture approche, les organisateurs espèrent que cette première édition en appellera d’autres, essaimant dans d’autres villes du pays et confortant le fait que l’artisanat congolais peut briller bien au-delà des frontières.
