Ce mardi 14 juillet 2026, l’arrondissement 3 de Poto-Poto à Brazzaville a abrité le lancement officiel du deuxième cycle d’évaluation de l’application du Code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques, baptisé ECTR 2025. Placée sous l’égide de la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité (CNTR) et avec l’accompagnement technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cette cérémonie marque une avancée significative dans la consolidation de la gouvernance publique au Congo.
Le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a présidé la rencontre en présence de la maire de Poto-Poto, Lucie Okemba née Bakoukas Ndela, et du représentant de la Représentante Résidente du PNUD. Dans son allocution, l’édile de l’arrondissement a salué le choix de sa circonscription pour abriter ces assises, y voyant « la volonté de notre pays de faire de la transparence et de la redevabilité des piliers de l’action publique ». Citant Kofi Annan, elle a rappelé que « la bonne gouvernance est peut-être le facteur le plus important dans l’éradication de la pauvreté et la promotion du développement ».
Le représentant du PNUD a quant à lui souligné l’importance stratégique de l’ECTR 2025 pour mesurer les progrès accomplis et orienter les prochaines réformes. « La transparence, la redevabilité et l’intégrité sont des conditions indispensables pour garantir l’efficacité des politiques publiques et renforcer la confiance entre l’État, les citoyens et les partenaires au développement », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant l’engagement de son institution aux côtés du Congo depuis l’adoption du Code en 2017, conformément aux directives de la CEMAC.
Prenant la parole, Joseph Mana Fouafoua est revenu sur le cadre juridique qui sous-tend l’action de la CNTR : la loi organique n°10-2017 du 9 mars 2017 instituant le Code de transparence, complétée en 2019 par la loi créant la Commission. « Notre mission est de veiller à la stricte application de ces dispositions par toutes les entités publiques manipulant des fonds publics, y compris ceux reçus des partenaires au développement », a-t-il rappelé, énumérant les missions de collecte de bonnes pratiques, d’expertise, d’études et d’enquêtes en cas de manquement.
L’édition 2025 introduit une innovation majeure : une plateforme numérique de collecte, traitement et analyse des données, en remplacement de la méthode manuelle utilisée lors de l’évaluation précédente (exercices 2020-2022). Cette digitalisation vise à raccourcir les délais, faciliter la participation des administrations et renforcer la crédibilité des résultats. Elle s’inscrit dans le plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, conformément à la vision présidentielle « Accélérons la marche vers le développement ».
Conscient des faiblesses mises en évidence lors de l’édition 2024, le président de la CNTR a lancé un appel solennel à l’endroit du gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour un appui multiforme. « Nous avons besoin de moyens financiers, techniques et matériels pour mener à bien cette évaluation et les suivantes jusqu’en 2029, mais aussi pour réaliser toutes les activités de notre plan stratégique », a-t-il plaidé. Une requête qui souligne l’enjeu capital de la transparence pour le développement durable du Congo.
