La lutte contre le braconnage s’intensifie au Congo. Le 3 juin 2026, deux individus âgés de plus de 50 ans ont été appréhendés en flagrant délit dans la réserve naturelle de Lesio-Luna, située dans le département du Djoué-Léfini. En leur possession, les agents ont découvert soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame, une espèce intégralement protégée par la loi congolaise.
Originaires de la République Démocratique du Congo, les suspects ont été interceptés par les écogardes de la réserve, puis remis aux agents des Eaux et Forêts. Le 9 juin, ils ont été présentés au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville et placés en détention provisoire. Le procès s’ouvrira dans les prochains jours.
Le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF) apporte son assistance technique aux autorités. Les enquêteurs poursuivent les recherches pour identifier d’éventuels complices. Pour ces infractions, les prévenus encourent jusqu’à cinq ans de prison ferme et une amende maximale de cinq millions de francs CFA, conformément à la loi n°37-2008 sur la faune et les aires protégées.
Cette affaire rappelle celle survenue le mois dernier à Lékana et Ngo, dans les Plateaux, où trois braconniers présumés avaient été arrêtés avec des armes à feu, des munitions et huit morceaux d’ivoire pesant plus de 31 kg. Leur première audience est fixée au 24 juin 2026 devant le tribunal de Djambala.
Les autorités congolaises réaffirment leur engagement à protéger les espèces menacées et à sanctionner sévèrement les atteintes à la faune sauvage.
