Brazzaville, le 17 juillet 2026 – La dynamique de coopération entre la République du Congo et l’Union européenne (UE) s’est trouvée renforcée lors d’une audience de courtoisie, qui a revêtu une importance stratégique, entre le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, et l’ambassadrice de l’UE, Anne Marchal. Organisée le 16 juillet, cette rencontre a permis d’aborder des dossiers cruciaux pour la gouvernance publique et le climat des affaires au Congo.
Premier employeur du pays, la fonction publique a été au cœur des échanges. L’ambassadrice a souligné l’intérêt de l’UE, partenaire historique et bailleur de premier plan, pour le financement de l’administration congolaise. « Un sujet crucial qui touche à l’économie nationale », a-t-elle déclaré, rappelant l’appui européen à la transformation numérique et aux formations spécialisées des agents de l’État.
Autre point sensible : la réforme du Code du travail, une loi vieille de plus de cinquante ans. Le ministre Mabiala a fait le point sur les consultations en cours, confirmant que le processus est en bonne voie. Pour l’UE, cette modernisation est un signal fort en direction des investisseurs. « Tout investisseur sérieux analyse le cadre juridique des relations de travail locales. Un Code rénové ne peut que renforcer l’attractivité du Congo », a estimé Anne Marchal.
Le dialogue social, pilier du nouveau mandat de Pierre Mabiala, a également été évoqué. L’UE, qui dispose de mécanismes de soutien dans ce domaine, ambitionne d’organiser prochainement un « dialogue de partenariat » avec Brazzaville, conformément aux accords de Samoa. Ce forum bilatéral permettrait de discuter d’enjeux multilatéraux, de diplomatie verte, mais aussi de la coopération concrète sous l’égide de la stratégie Global Gateway.
« Dans tous nos projets structurants, la dimension sociale reste primordiale. Les investissements doivent bénéficier aux populations et aux travailleurs qui y participent », a insisté la diplomate, rappelant l’engagement européen pour un développement inclusif.
Cette audience, qui témoigne de la qualité du dialogue bilatéral, s’inscrit dans la volonté du gouvernement dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso de poursuivre des réformes ambitieuses pour une administration plus performante. Elle illustre la convergence de vues entre Brazzaville et Bruxelles pour un partenariat axé sur le progrès social, la stabilité et le développement durable.
